On m'a réclamé une histoire. En voici une autre. Celle de Hell :

Je suis une pétasse. De celles que vous ne pouvez supporter; de la pire espèce, une pétasse du XVIe, mieux habillée que la maîtresse de votre patron. Si vous êtes serveur dans un endroit «branché» ou vendeur dans une boutique de luxe, vous me souhaitez sans doute la mort, à moi, et à mes pareilles. Mais on ne tue pas la poule aux œufs d'or. Aussi mon engeance insolente perdure et prolifère‑t‑elle... Je suis le symbole éclatant de la persistance du schéma marxiste, l'incarnation des Privilèges, l'effluve capiteux du Capitalisme. En digne héritière de générations de femmes du monde, je passe plus de temps à me laquer les ongles, à me dorer la pilule au Comptoir du soleil, à rester le cul sur un fauteuil et la tête dans les mains d'Alexandre Zouari, à lécher les vitrines de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, que vous à travailler pour subvenir à vos petits besoins. Non , je n'ai peur de rien quand je suis dans ses bras ... de rien ... juste lui...juste moi ... nos rires accordés ... crevés par nos excès ... allumer une cigarette qu'on fume à deux ... l'hiver puis le printemps ... mes mains crispées sur sa peau ... sa voix qui me rend folle ... l'obscurité radieuse qui règne dans ma chambre quand je dors dans ses bras ... la fièvre qui nous anime , nos discussions exaltées et nos inlassables étreintes ... les effluves de Dolce & Gabanna et d'Allure entremêlés ...Des souvenirs désordonnés, et cette sensation au creux du ventre quand je les évoque ... J'ai vécu trop jeune, et trop seule. Je ne mérite pas qu'on s'occupe de moi. Je ne comprend pas. Je n'ai besoin de personne. On cherche l'amour, on croit le trouver. Puis on retombe. De haut. Mieux vaut tomber de haut que de ne jamais s'élever ? Tu fais de ta vie un calvaire. Des visages implorants, la solitude, des mains sales, un bébé qui pleure, la nuit, le néant... Le néant est une question de point de vue... Des bras m'enserrent et annihilent ma détresse, je sens une caresse dans mes cheveux, sur mes yeux qui me brûlent, sur mes joues inondées, sur mes lèvres avides. Je ne sais plus pourquoi je pleurais. Je ne pleure plus. Plus vraiment ? Ça coule toujours mais c'est parce que je ne peux pas l'arrêter. Je suis si bien. L'espoir renaît du fond du gouffre. Ré-illusionnée. Peut-être que ce sont des larmes de joie... Je ne sais pas.



Je suis un pur produit de la Think Pink génération, mon credo : sois belle et consomme.

# Postato lunedì 30 giugno 2008 04:59


Je sais où et comment cela va se terminer.
Mais laissons durer encore un peu le sus-
-pens. J'ai encore bien des choses à vous
conter. Bien que tout est presque déjà fini.


# Postato domenica 29 giugno 2008 16:39

J-alousie

J-alousie






Oui, je comprends elles me haissent toujours,
dès la première rencontre.

# Postato domenica 08 giugno 2008 09:23

Modificato martedì 10 giugno 2008 14:46